Quentin Borderie
Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, Eure-et-Loir, Department Member
- Geoarchaeologistedit
Research Interests:
Floors of Early Middle Age houses are poorly known in France. Only a few have been found, generally in a bad condition of preservation due to well drained contexts. They mainly come from rural houses or pit-houses (Borderie 2016). In... more
Floors of Early Middle Age houses are poorly known in France. Only a few have been found, generally in a bad condition of preservation due to well drained contexts. They mainly come from rural houses or pit-houses (Borderie 2016). In urban contexts, Dark Earth is predominant (Borderie 2011). Until recently, the only indoor floors which have been sampled came from Noyon and Beauvais (Borderie 2011). But such floors from the 9th to 10th c. have been found at Gien (Loiret, France), during the rescue excavation of the 14th c. castle. Strata of four buildings have been sampled. First one is 0.30 m thick and composed of layers of 3 mm thick plant remains (phytoliths) and domestic refuses. The second, immediately succeeding the first, shows a 0.40 m thick superposition of thin earthen floors, vegetal floors (phytoliths) and layers of domestic refuse. The third strata is partly disturbed, showing ‘Dark Earth like’ deposits, in which are preserved the remains of earthen floors, vegetal floors and layers of domestic refuse. This type of disturbed remains has also been found in a pit, located beside the first strata and below the second. The fourth building is interpreted by archaeologist as a fortified place, where crafting activities have taking place, such as re-forging of iron tools (Bizri 2015). In this place, floors are made with plaster or limestone, not with plants, and there is a large amount of fire refuses, combined with domestic waste. These results give a lot of new information on Early Middle Ages lifestyles and building activities. Moreover, they give important clues to better understand the formation of Dark Earth and the preservation of indoor layers in the contexts of complex urban strata.
Research Interests:
La coupe de Chaudon (Eure-et-Loir) est connue depuis le début du XXe s., notamment pour la présence d’un « sol noir » weichselien et la découverte de vestiges préhistoriques datables du Paléolithique moyen (Bordes, 1954; Dewolf, 1970).... more
La coupe de Chaudon (Eure-et-Loir) est connue depuis le début du XXe s., notamment pour la présence d’un « sol noir » weichselien et la découverte de vestiges préhistoriques datables du Paléolithique moyen (Bordes, 1954; Dewolf, 1970). Cette coupe de plus d’un kilomètre de long, située sur le versant sud de la vallée de l’Eure, a été l’objet de descriptions et d’études jusqu’au début des années 1980, peu après la fermeture de la briqueterie qui y exploitait les limons. Elle était alors inclue dans les synthèses sur le Pléistocène du nord de la France (Dewolf, 1982). Mais, elle n’a pas fait l’objet d’un réexamen depuis les découvertes faites grâce à l’archéologie préventive dès les années 1990. Récemment, la coupe a été retrouvée grâce à des documents d’archive. Afin d’être réexaminée et dans le but d’un classement à l’Inventaire du Patrimoine Géologique de la région Centre, la coupe de Chaudon a été l’objet d’un nettoyage et de nouvelles observations à l’automne 2015. Les modalités de cette re-découverte et de cette intervention, ainsi que les premières hypothèses chronostratigraphiques, sont présentées ici.
Research Interests:
Cinq opérations de diagnostic successives, conduites à Illiers-Combray de 2012 à 2015 par le Service d’archéologie du département d’Eure-et-Loir, ont permis l’identification de vestiges paléolithiques compris dans une séquence limoneuse... more
Cinq opérations de diagnostic successives, conduites à Illiers-Combray de 2012 à 2015 par le Service d’archéologie du département d’Eure-et-Loir, ont permis l’identification de vestiges paléolithiques compris dans une séquence limoneuse de plateau, sur une aire de plus de 100 ha.
Les découvertes ont été faites grâce au creusement de sondages profonds, jusqu’au substratum rocheux, tous les 25 à 50 m. Les vestiges lithiques sont présents à une profondeur comprise entre 0,70 m et 2 m, répartis sur l’ensemble de l’aire, isolés ou ponctuellement concentrés en amas de plusieurs dizaines de pièces. La séquence pléistocène est homogène et conservée sur la majorité du plateau. Elle se caractérise notamment par le développement de sols lessivés et la présence de pseudomorphoses de fentes de gel, ainsi que de fosses de déracinement d’arbre. L’approche géoarchéologique menée combine des analyses sédimentologiques, micromorphologiques et des datations OSL sur limon et TL sur artefacts chauffés.
Les premiers résultats confirment l’intérêt du site. La séquence limoneuse présente trois cycles glaciaire-interglaciaire dont les plus récents couvrent le Saalien, l'Eémien et le Wechsélien. La série lithique regroupe près de 300 pièces, identifiées dans un même horizon argilo-limoneux riche en concrétions ferro-manganiques. L'aspect très frais des vestiges et la présence de nombreux remontages et raccords témoignent de la bonne préservation des niveaux archéologiques. L'analyse de ce mobilier suggère la concomitance de plusieurs chaînes opératoires de débitage, orientées vers la production d'éclats, de lames et de pointes. Une chaîne opératoire de façonnage est également attestée par la présence de bifaces. L'outillage sur éclat est faiblement représenté. Il se compose principalement de racloirs et de quelques pièces sommairement retouchées.
Au regard des données déjà collectées, il semble que la fouille de ce gisement pourrait constituer un jalon important pour la connaissance du Paléolithique moyen. En effet, sa localisation, à la charnière entre les bassins versants de la Seine et de la Loire, viendrait avantageusement documenter un secteur clef pour la compréhension de la paléogéographie culturelle des populations néandertaliennes.
Les découvertes ont été faites grâce au creusement de sondages profonds, jusqu’au substratum rocheux, tous les 25 à 50 m. Les vestiges lithiques sont présents à une profondeur comprise entre 0,70 m et 2 m, répartis sur l’ensemble de l’aire, isolés ou ponctuellement concentrés en amas de plusieurs dizaines de pièces. La séquence pléistocène est homogène et conservée sur la majorité du plateau. Elle se caractérise notamment par le développement de sols lessivés et la présence de pseudomorphoses de fentes de gel, ainsi que de fosses de déracinement d’arbre. L’approche géoarchéologique menée combine des analyses sédimentologiques, micromorphologiques et des datations OSL sur limon et TL sur artefacts chauffés.
Les premiers résultats confirment l’intérêt du site. La séquence limoneuse présente trois cycles glaciaire-interglaciaire dont les plus récents couvrent le Saalien, l'Eémien et le Wechsélien. La série lithique regroupe près de 300 pièces, identifiées dans un même horizon argilo-limoneux riche en concrétions ferro-manganiques. L'aspect très frais des vestiges et la présence de nombreux remontages et raccords témoignent de la bonne préservation des niveaux archéologiques. L'analyse de ce mobilier suggère la concomitance de plusieurs chaînes opératoires de débitage, orientées vers la production d'éclats, de lames et de pointes. Une chaîne opératoire de façonnage est également attestée par la présence de bifaces. L'outillage sur éclat est faiblement représenté. Il se compose principalement de racloirs et de quelques pièces sommairement retouchées.
Au regard des données déjà collectées, il semble que la fouille de ce gisement pourrait constituer un jalon important pour la connaissance du Paléolithique moyen. En effet, sa localisation, à la charnière entre les bassins versants de la Seine et de la Loire, viendrait avantageusement documenter un secteur clef pour la compréhension de la paléogéographie culturelle des populations néandertaliennes.
Research Interests:
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Dark earth is a thick, dark, urban sediment found between Roman and Medieval cultural layers of ancient urban settlements. Its study provides a means to understand early middle age societies and their relationship with urban spaces. The... more
Dark earth is a thick, dark, urban sediment found between Roman and Medieval cultural layers of ancient urban
settlements. Its study provides a means to understand early middle age societies and their relationship with urban
spaces. The interpretation of these layers requires the use of detailed analysis primarily found within the discipline of
Geoarchaeology.
For this thesis, 20 stratigraphical layers (taken from Beauvais, Metz and Noyon) have been studied using
geoarchaeological methods of analysis. Their study is based on an inventory of observations on dark earth compiled
from five regions in the north of France (Haute -Normandie, Picardie, Île-de-France, Champagne-Ardenne and
Lorraine).
The research contained here demonstrates the high potential for the information contained within dark earth.
Stratigraphical and latent feature analysis confirms the complexity of dark earth organisation. The physico-chemical
characterisation of 89 stratigraphical units and the micromorphological analysis of 79 thin sections has both enabled
the identification of the processes which led to the formation of dark earth and suggests the activities and urban,
socio-spacial, practices which created them.
This work also demonstrates the diversity of the material from which dark earth originates. This material is often in
the form of small, regular, mixed deposits, and result from wastes from numerous activities, be they domestic or
artisanal, or from re-reworked interior or external spaces.
This research therefore brings substantial new information to the study of urban spaces between the Roman and
Medieval periods and proposes an approach and ways of working in order to analyse the complexity of these spaces.
settlements. Its study provides a means to understand early middle age societies and their relationship with urban
spaces. The interpretation of these layers requires the use of detailed analysis primarily found within the discipline of
Geoarchaeology.
For this thesis, 20 stratigraphical layers (taken from Beauvais, Metz and Noyon) have been studied using
geoarchaeological methods of analysis. Their study is based on an inventory of observations on dark earth compiled
from five regions in the north of France (Haute -Normandie, Picardie, Île-de-France, Champagne-Ardenne and
Lorraine).
The research contained here demonstrates the high potential for the information contained within dark earth.
Stratigraphical and latent feature analysis confirms the complexity of dark earth organisation. The physico-chemical
characterisation of 89 stratigraphical units and the micromorphological analysis of 79 thin sections has both enabled
the identification of the processes which led to the formation of dark earth and suggests the activities and urban,
socio-spacial, practices which created them.
This work also demonstrates the diversity of the material from which dark earth originates. This material is often in
the form of small, regular, mixed deposits, and result from wastes from numerous activities, be they domestic or
artisanal, or from re-reworked interior or external spaces.
This research therefore brings substantial new information to the study of urban spaces between the Roman and
Medieval periods and proposes an approach and ways of working in order to analyse the complexity of these spaces.
Research Interests:
This French contribution deals with the problematics, methodologies and the main results of the geoarchaeological studies of urban contexts in France.
Research Interests:
39e journées internationales d'archéologie mérovingienne de l'Association française d'archéologie mérovingienne (AFAM).
Auxerre, 4-6 octobre 2018
Auxerre, 4-6 octobre 2018
Research Interests:
13 - 15 février 2018 - Orléans
Research Interests:
Appel à communication Journées de l'Anact 12-13 octobre 2017 à Hyères Depuis un siècle, le champ patrimonial connaît une extension remarquable. Alors que les notions de patrimoine culturel et patrimoine naturel s’enrichissent, leurs... more
Appel à communication Journées de l'Anact
12-13 octobre 2017 à Hyères
Depuis un siècle, le champ patrimonial connaît une extension remarquable. Alors que les notions de
patrimoine culturel et patrimoine naturel s’enrichissent, leurs interactions sont désormais au coeur des
enjeux de connaissance, de protection et de mise en valeur. A ce titre, les sites archéologiques et les
paysages qui résultent de l’interaction entre facteurs naturels et humains, entretiennent des liens
particuliers.
L’objet de ces rencontres est de partager réflexions et expériences sur la manière de conjuguer
aujourd’hui l’étude et la mise en valeur des patrimoines archéologiques et naturels. Quel intérêt y a-t-il à
considérer ces patrimoines ensemble ? Quelles sont les avancées dans ce domaine et les contraintes
spécifiques à cette démarche ? Comment les problématiques environnementales et sociales actuelles
sont-elles intégrées dans les programmes de valorisation du patrimoine archéologique ?
Cet appel à communication s’adresse aux acteurs de la conservation et de la valorisation du
patrimoine, aux archéologues, aux géoarchéologues, aux archéogéographes. Il s’adresse également aux
paysagistes, aux urbanistes, aux chargés de projets, aux décideurs politiques qui souhaitent partager leurs
expériences autour de ces thématiques.
Propositions d’axes
Axe 1 : L’archéologie des paysages, connaître pour transmettre.
Axe 2 : Quelle place pour le patrimoine culturel dans les projets de mise en valeur du paysage ? Le
paysage : atout et ressource pour la mise en valeur du patrimoine culturel ?
Axe 3 : La place des acteurs locaux (habitants, associations, acteurs économiques et touristiques, etc)
dans les projets de valorisation des patrimoines culturel et naturel.
12-13 octobre 2017 à Hyères
Depuis un siècle, le champ patrimonial connaît une extension remarquable. Alors que les notions de
patrimoine culturel et patrimoine naturel s’enrichissent, leurs interactions sont désormais au coeur des
enjeux de connaissance, de protection et de mise en valeur. A ce titre, les sites archéologiques et les
paysages qui résultent de l’interaction entre facteurs naturels et humains, entretiennent des liens
particuliers.
L’objet de ces rencontres est de partager réflexions et expériences sur la manière de conjuguer
aujourd’hui l’étude et la mise en valeur des patrimoines archéologiques et naturels. Quel intérêt y a-t-il à
considérer ces patrimoines ensemble ? Quelles sont les avancées dans ce domaine et les contraintes
spécifiques à cette démarche ? Comment les problématiques environnementales et sociales actuelles
sont-elles intégrées dans les programmes de valorisation du patrimoine archéologique ?
Cet appel à communication s’adresse aux acteurs de la conservation et de la valorisation du
patrimoine, aux archéologues, aux géoarchéologues, aux archéogéographes. Il s’adresse également aux
paysagistes, aux urbanistes, aux chargés de projets, aux décideurs politiques qui souhaitent partager leurs
expériences autour de ces thématiques.
Propositions d’axes
Axe 1 : L’archéologie des paysages, connaître pour transmettre.
Axe 2 : Quelle place pour le patrimoine culturel dans les projets de mise en valeur du paysage ? Le
paysage : atout et ressource pour la mise en valeur du patrimoine culturel ?
Axe 3 : La place des acteurs locaux (habitants, associations, acteurs économiques et touristiques, etc)
dans les projets de valorisation des patrimoines culturel et naturel.
Research Interests:
La ville durant l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge est une problématique ancienne, enjeu régulier de la fin des cités antiques, souvent appréciée sous l'angle du déclin ou de l'émergence du christianisme. Elle entre cependant dans... more
La ville durant l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge est une problématique ancienne, enjeu régulier de la fin des cités antiques, souvent appréciée sous l'angle du déclin ou de l'émergence du christianisme. Elle entre cependant dans la thématique plus large de l'archéologie urbaine, objet d'un colloque fondateur à Tours en 1982, à l'origine de la création du Centre national d'archéologie urbaine en 1984. Cette question, abondamment évoquée dans les publications de la collection des Topographies chrétiennes des Cités de la Gaule, a été débattue en 1991 à Douai pour les villes du Nord-Ouest de l'Europe. Elle était encore le thème central du 137 e congrès du CTHS en 2012, tenu également à Tours. Si toutes ces rencontres ont globalement traité la ville sur une phase chronologique très large, de l'Antiquité à la période moderne, l'Antiquité tardive a fait l'objet de rencontres spécifiques, en 1993 à Nanterre. Cette question urbaine, fréquemment évoquée dans les rencontres de l'AFAM, dans des thématiques particulières (la christianisation, les villes portuaires …), ou sous l'angle régional des localités accueillant les Journées, mérite aujourd'hui de faire l'objet d'une journée spécifique. L'ambition des Journées lyonnaises est de faire le point sur le thème de la ville dans toute sa diversité politique, religieuse ou institutionnelle (capitale, chef-lieu de Cité ou de diocèse d'évêché, agglomération secondaire, ville nouvelle…) à partir de son évolution structurelle (morphogénèse, rétractation urbaine ou développement, restaurations ou reconstructions …). L'objectif est également d'examiner la complexité topographique, sociétale ou économique de la ville (type d'habitat, réseau viaire, fluvial, quartier artisanal …), ses relations avec son environnement immédiat et son approvisionnement (matériaux, alimentation …). La question des bourgs périurbains, la gestion des espaces funéraires, pourront également être évoqués. Devant l'immensité du sujet, les synthèses seront privilégiées. Elles pourront réunir les données de plusieurs villes issues de zones géographiques cohérentes telles que les anciennes provinces de la topographie chrétienne, les territoires des
