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The book X of Laws elaborates a complex argumentation in order to rebut the atheists. I scrutinize two famous theses, the soul’s self-moving and the circularity of intellect’s movement, as well as their contribution to the final step of... more
The book X of Laws elaborates a complex argumentation in order to rebut the atheists. I scrutinize two famous theses, the soul’s self-moving and the circularity of intellect’s movement, as well as their contribution to the final step of the Stranger reasoning. The result is mainly negative: they are neither sufficient, nor necessary to the demonstration of the existence of the gods. If so, for what else are they good? I suggest it is as parts of an image of the world, an image which should be likely and inspiring for the putative inhabitants equipped with soul and understanding. Political autonomy and stability would stem from cosmic autonomy and stability.
Summary. At the end of the 5th century B.C., several impious discourses appeared in Greek literature. Plato itemizes them in the Laws. Among the criticisms levelled at traditional religion, one is central to Euripides’ writings: since, in... more
Summary. At the end of the 5th century B.C., several impious discourses appeared in Greek literature. Plato itemizes them in the Laws. Among the criticisms levelled at traditional religion, one is central to Euripides’ writings: since, in practice, unjust men hardly ever suffer the consequences of their actions, the existence of the gods may be called into question. Another proposition, which hinges upon a similar lexical treatment even though it is conceptually different, stems from this observation: the disregard for and the undermining of the law (nomos) entail a loss of confidence in the gods, since the worship of the gods is regulated by the nomos. Sophistic thinkersand Plato alike address these views by looking at the problem from another angle: a bolstering of the parts (the articles of the law relating to the worship of the gods) would result in a strengthening of the whole (the nomos), as both are institutional facts which depend on the legislator(s) for their existence. This paper examines how this thesis is expounded by Protagoras, Critias, and the Athenian Stranger in Book X of the Laws.
Résumé. À la fin du ve siècle avant Jésus-Christ, apparaît dans la littérature grecque
un certain nombre de discours impies. Platon en fait l’inventaire dans les Lois.
Parmi les critiques adressées à la religion traditionnelle, l’une figure en bonne place chez Euripide : puisque les hommes injustes n’ont, dans les faits, guère à pâtir de leur conduite, il est légitime de mettre en doute l’existence des dieux. Or une autre thèse, voisine dans son vocabulaire mais conceptuellement distincte, se fait jour à la faveur de la première : l’irrespect de la loi et son affaiblissement entraînent une perte de confiance dans les dieux, car ces derniers sont une partie même du nomos.
La réponse sophistique et même platonicienne à ce constat propose d’inverser les termes du problème : il faudrait pouvoir renforcer le tout par la partie, le nomos par la croyance aux dieux, les deux étant des faits institutionnels produits par le ou les législateurs. L’article examine comment cette suggestion se trouve développée, avec des variations, par Protagoras, Critias et l’Étranger d’Athènes au livre X des Lois.
This paper intends to show 1. how Plato uses the principle of non-coincidence of opposites (ancestor of principle of non-contradiction) for the division of the soul between rational and irrational parts ; 2. how this... more
This paper intends to show
1.  how  Plato  uses the principle of non-coincidence of opposites  (ancestor  of principle of non-contradiction)  for the division of  the soul  between rational and irrational parts ;
2. how this principle is of no use  for the third part , i.e. the thumoieides, because it is a second order desire (or a meta-desire) ;
3. how literature  (Homer plus Tragics) is of great value  to explore the complexity of human soul and the variety of  possibles between it has to make a choice, as it clear from the  myth of Er;
4. how  yet literature is  practically damaging  because it induces a confusion in modality.
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RÉSUMÉ Les Barbares intéressent-ils les philosophes ? Dans les textes de Platon et d'Aristote, ils forment rarement un objet autonome de réflexion et c'est le plus souvent au détour d'une question anthropologique (la relation à l'autre),... more
RÉSUMÉ Les Barbares intéressent-ils les philosophes ? Dans les textes de Platon et d'Aristote, ils forment rarement un objet autonome de réflexion et c'est le plus souvent au détour d'une question anthropologique (la relation à l'autre), politique (la relation à l'ennemi) ou économique (la relation au serviteur) qu'ils sont mentionnés. Le recours dans ces divers contextes au concept de nature permet de mesurer les écarts entre les perspectives et les styles des deux penseurs. Pour Platon, si la nature peut à la rigueur marquer de son sceau l'antagonisme qui oppose les entités politiques, elle ne peut fixer entre les cultures et les races des différences et des hiérarchies stables, l'esclavage restant une nécessité de fait. Pour Aristote en revanche, les Barbares sont bien par nature les meilleurs candidats à la servitude et l'hégémonie grecque est le pendant légitime de leur infériorité morale et politique.
ABSTRACT In Plato's and Aristotle's texts, Barbarians are barely objects of reflection on their own. They are only mentioned as examples of questions about anthropology, politics, or economics. But the use of the concept of nature in these different contexts is helpful to distinguish the broad approaches of these two thinkers. For Plato, the antagonism between political entities is a natural fact, but there are no natural foundations for hierarchical distinctions between races and cultures. Slavery is a social necessity, not something built on human constitutions. On the reverse, for Aristotle, Barbarians are the best candidates for slavery because of their natural lack of reason and Greek hegemony is the right counterpart of their moral and political inferiority.
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RÉSUMÉ. Contrairement à ce que présupposent certaines lectures contempo- raines du Sophiste, l’Étranger ne cherche pas à conférer au verbe « être » des sens différents selon le type d’énoncé dans lequel il figure, qu’il s’agisse d’un... more
RÉSUMÉ. Contrairement à ce que présupposent certaines lectures contempo- raines du Sophiste, l’Étranger ne cherche pas à conférer au verbe « être » des sens différents selon le type d’énoncé dans lequel il figure, qu’il s’agisse d’un énoncé d’identité, prédicatif, ou encore existentiel. L’analyse précise d’un passage fré- quemment sollicité à cet effet (255c-d), analyse qui tient compte également de l’ensemble de la partie centrale du dialogue, fait apparaître que l’Étranger n’a pas un besoin crucial d’une telle distinction et qu’elle n’est pas non plus implicite- ment présente dans ses autres arguments. Quant au texte litigieux de 255c-d, il se lit bien mieux comme opérant une séparation quasi catégorielle entre termes absolus et termes relatifs. Cette dernière distinction, attestée par l’Ancienne Aca- démie comme authentiquement platonicienne, se trouve enrichir le tableau des relations entre genres que l’Étranger esquisse dans son exploration partielle de la sumplokh; tw'n eijdw'n.
SUMMARY. Contrary to what has been suggested by some contemporary readings of the Sophist, the Stranger does not give different meanings to the verb «be» in identity, predicative and existential statements. When analysing the crucial passage of 255c-d and the central part of the dialogue, it becomes clear that the Stranger does not fundamentally need this distinction, which is not implicit either to some of his arguments. A correct reading of the problematic 255 c-d text points out a rather categorical distinction between absolute and relative terms. This last distinction, testified as a Platonic one by the Ancient Academy, enlarges the map of the rela- tionship between genres which the Stranger outlines in his partial exploration of the sum- plokh; tw'n eijdw'n.
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RÉSUMÉ : Le but de cet article est de comprendre les fonctions que dans le Sophiste l'Étranger attribue à la forme de l'Être et à celle de l'Autre. À la différence d'une interprétation de type linguistique, qui vise à déceler dans le... more
RÉSUMÉ : Le but de cet article est de comprendre les fonctions que dans le Sophiste l'Étranger attribue à la forme de l'Être et à celle de l'Autre. À la différence d'une interprétation de type linguistique, qui vise à déceler dans le texte une distinction entre les emplois du verbe «être», nous mettons en évidence le rôle ontologique assigné aux très grands genres dans l'entrelacement des formes. Exploitant l'ana-logie des voyelles, nous montrons que l'Être est un connecteur, qui rend actuelles les participations entre formes, tandis que l'Autre est un séparateur, qui rend actuelles leurs différences. Cette analyse permet d'éclairer les procédés dialectiques décrits dans le dialogue en termes très abstraits et de résoudre le problème controversé de l'auto-prédication sans avoir besoin de recourir à l'auto-participation.
ABSTRACT: This article aims at understanding the functions of the forms of Being and the Other in Plato's Sophist. In contrast with a linguistic interpretation purporting to draw a distinction between uses of the verb " to be, " I shed light on the ontological role ascribed to " the great genus " in the interweaving of forms. Focusing on the vowel analogy, I argue that the roles of Being and the Other respectively are that of a connector and a separator actualizing the participations and the differences between the forms. The outcome of this analysis is to offer an explanation of the dia-lectical methods described in that dialogue in a rather obscure, abstract way; the much-debated question of self-predication can be settled without recourse to self-participation.
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Ce papier restitue l'analyse platonicienne au livre III de la République des styles de narration et des formes d'expression en poésie. Plusieurs leçons se dégagent de notre lecture. 1) Platon met en évidence les traits structuraux... more
Ce papier  restitue l'analyse platonicienne  au livre III  de la République des  styles de narration et des formes  d'expression en poésie.
Plusieurs leçons se dégagent de notre lecture. 1)  Platon met en évidence les traits structuraux du récit sans négliger les usages sociaux auxquels ils se prêtent: la référence à la nature humaine sert à borner et non pas à éliminer la plasticité pédagogique et politique du citoyen de la Callipolis. 2) Platon reconnaît à l'espèce de mimesis qu'il étudie une importance éducative centrale à laquelle il ne compte nullement renoncer, mais qu'il veut soigneusement encadrer. 3) Comme corollaire, l'exclusion d'une certaine espèce de poète ne veut pas dire la suppression de toute mimèsis ni même la mise à l'écart de tout poète imitatif, mais bien plutôt l'assujettissement de la mimèsis poétique à un modèle préfixé.
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Cet article décrit l'analyse par Platon de la fabrication psychique d'images mentales sur la base d'un jugement préalable. Il permet de comprendre les plaisirs liés aux anticipations. Il discute la question de la fausseté du... more
Cet article décrit l'analyse par Platon  de la fabrication  psychique d'images  mentales sur la base d'un jugement préalable.  Il permet de comprendre les plaisirs liés aux anticipations.  Il discute la question de la fausseté du plaisir en lien avec l'imagination.
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L’attitude de Platon envers les poètes et leur art demeure un fait unique, si bien que le sujet continue de susciter et d’alimenter chez les philologues comme chez les philosophes de nombreuses questions, dont les réponses restent... more
L’attitude de Platon envers les poètes et leur art demeure un fait unique, si bien que le sujet continue de susciter et d’alimenter chez les philologues comme chez les philosophes de nombreuses questions, dont les réponses restent partielles ou insuffisantes : comment concilier la critique platonicienne de la poésie et des poètes avec sa pratique de l’écriture, qui doit tellement à l’art des Muses ?
Face à la complexité d’un débat aux enjeux multiples, puisqu’il en va à la fois de la définition de l’entreprise platonicienne, de la séparation entre formes de savoirs concurrentes et plus généralement de l’histoire des formes de discours dans la Grèce antique, le choix de ce recueil a été de se pencher sur le bon usage des poètes que Platon fait dans ses dialogues, à savoir sur la manière dont il s’approprie l’art des poètes, leur technè, pour en faire l’instrument et le lieu même de sa pensée, dans ses nombreuses articulations : éthique, politique, esthétique, linguistique, épistémologique et métaphysique. Parallèlement, le livre invite à revenir sur l’interprétation des critiques que Platon adresse aux poètes dans certains de ses dialogues, pour en dégager les enjeux épistémologiques.
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"Lectures de Platon" réunit des contributions de spécialistes français et internationaux de tout premier plan, la quasi-totalité inédites, sous le direction de Monique Dixsaut, Anissa Castel, Gilles Kévorkian.